Un cadre réglementaire précis
Le marquage des voies publiques ne s’improvise pas. L’Instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) en fixe les règles : sa 7e partie pour les marques sur chaussée, sa 8e partie pour la signalisation temporaire. Elle définit les couleurs, les modulations des lignes, leurs largeurs, les dimensions des flèches et des passages piétons. Elle impose aussi que les produits de marquage soient homologués ou fassent l’objet d’une autorisation d’emploi.
Pour les services techniques, cela signifie un marquage qui tient devant un contrôle et devant un contentieux : une ligne STOP n’est jamais tracée sans panneau STOP, une ligne continue est annoncée, un marquage temporaire est jaune et le marquage permanent contradictoire est masqué. C’est ce que nous appliquons.
Marquage routier et urbain
Nous réalisons la signalisation horizontale des voies communales, départementales et des espaces publics :
- lignes axiales, de délimitation des voies et de rive ;
- lignes transversales : STOP, cédez-le-passage, lignes d’effet des feux et des passages piétons ;
- passages pour piétons, en bandes de 0,50 m de large ;
- flèches directionnelles et de rabattement ;
- marquage des bandes et pistes cyclables, sas vélos, doubles chevrons ;
- inscriptions au sol (ZONE 30, BUS, STOP) et marquage des arrêts de bus en zigzag jaune.
Pour le détail des cotes, voir notre guide lignes continues et discontinues : les règles.
Le choix du produit dépend du trafic et du support : peinture pour l’entretien courant, enduit à froid ou thermoplastique pour les zones très sollicitées, produits préformés pour les pictogrammes et les passages piétons. Sur un enrobé neuf, nous tenons compte du délai à respecter avant marquage définitif.
Aménagements cyclables et zones apaisées
Les aménagements cyclables se multiplient et leur marquage obéit à des règles précises de l’IISR (articles 114-3 et 118-1) :
- bandes cyclables : délimitées par une ligne discontinue T3 de largeur 5u ; début et fin marqués sans biseau ou par un trait oblique de 5u avec une interruption médiane de 50 cm ;
- pistes cyclables : lignes tracées avec une unité u de 3 cm, ligne axiale continue ou discontinue T’1 de 2u ;
- marques complémentaires : figurine vélo, éventuellement encadrée, flèches directionnelles réduites de moitié, doubles chevrons pour matérialiser une trajectoire ;
- sas vélos : délimités par deux lignes d’effet des feux (T’2, 15 cm), la seconde tracée 3 à 5 m en amont de la première, avec la figurine dans l’axe de chaque voie.
En entrée de zone 30, l’inscription ZONE 30 peut être peinte sur toute la largeur de la chaussée, en complément des panneaux. En zone de rencontre et en aire piétonne, l’IISR interdit en revanche les mentions « ZONE 20 », « ZONE DE RENCONTRE » ou « AIRE PIETONNE » peintes au sol ; seules les silhouettes des panneaux peuvent être reproduites.
Stationnement et accessibilité
Le décret n° 2006-1658 et son arrêté d’application du 15 janvier 2007 fixent les règles d’accessibilité de la voirie. Pour les emplacements réservés aux titulaires de la carte de stationnement, la largeur minimale est de 3,30 m, avec une pente et un dévers transversal inférieurs à 2 %. Le pictogramme au sol, blanc, est défini par l’article 118-2 de la 7e partie de l’IISR, avec ses dimensions.
Nous marquons également les emplacements de livraison (jaune, mot LIVRAISON et croix), les places réservées à la recharge des véhicules électriques, aux deux-roues, à l’autopartage et au covoiturage, selon les modèles prévus par l’IISR.
Programmer l’entretien du marquage
Un marquage routier s’use de façon inégale : les passages piétons, les lignes STOP et les zones de freinage disparaissent bien avant les lignes de rive. Pour les services techniques, un programme d’entretien évite les réfections dans l’urgence :
- relevé de l’état du marquage par secteur, avec les points prioritaires (abords d’écoles, carrefours à feux, passages piétons) ;
- choix du produit selon la sollicitation de chaque point, plutôt qu’un produit unique pour toute la commune ;
- regroupement des interventions par quartier pour limiter le nombre d’arrêtés et de nuits de chantier ;
- coordination avec les travaux de voirie programmés, pour ne pas marquer une chaussée qui sera reprise quelques mois plus tard.
Signalisation temporaire de chantier
Tout chantier routier doit faire l’objet d’une signalisation temporaire : c’est la première règle de l’article 119 de la 8e partie de l’IISR. Nous assurons la pose et le balisage de chantier : signalisation d’approche et de position, biseaux, cônes et balises, marquage temporaire jaune, circulation alternée, déviation. Nous ne louons pas de matériel : nous le posons, l’entretenons pendant le chantier et le déposons.
Signalétique des équipements publics
Panneaux directionnels vers les équipements, signalétique des bâtiments, signalisation de sécurité des ateliers municipaux et des déchèteries : nous fabriquons ou approvisionnons, puis nous posons, en cohérence avec la signalisation existante et avec les règles de la signalisation routière lorsqu’elle est concernée.
Entretien des bâtiments publics
Les collectivités gèrent aussi un patrimoine bâti : gymnases, écoles, ateliers, locaux techniques. Nous intervenons sur :
- l’étanchéité liquide des toitures-terrasses et des toitures métalliques, sans dépose ;
- les sols en résine des ateliers, des cuisines et des locaux techniques ;
- la peinture anticorrosion des structures acier, des garde-corps et des passerelles ;
- le marquage des cours et des parkings des équipements.
Les travaux sont planifiés pendant les vacances scolaires ou les périodes de fermeture lorsque c’est nécessaire.
Méthode
- Visite des lieux gratuite, relevé de l’existant et des contraintes de circulation.
- Offre remise sous 48 h ouvrées après la visite ou la réception du dossier, avec fiches produits et phasage.
- Transmission des éléments nécessaires à l’arrêté de circulation.
- Signalisation temporaire, préparation du support et application.
- Dépose de la signalisation, nettoyage, réception contradictoire.