La signalisation horizontale, une affaire de sécurité et de lisibilité
Sur une route, une rue ou une zone d’activité, le marquage au sol guide les conducteurs, les cyclistes et les piétons bien avant les panneaux. Une ligne axiale effacée dans un virage, un passage piéton peu visible de nuit ou une bande cyclable ambiguë suffisent à créer un danger. À l’inverse, un marquage net, conforme et rétroréfléchissant rend la voie lisible sans effort.
SMPL applique le marquage routier sur les voiries des communes, des intercommunalités et des départements, sur les voiries privées des zones d’activité, et en sous-traitance d’entreprises de travaux publics après une réfection de chaussée. Nous intervenons aussi bien sur un carrefour que sur plusieurs kilomètres de lignes, en création ou en reprise d’un marquage existant.
Les marquages que nous réalisons
Lignes longitudinales et transversales
Les lignes axiales, de rive et de séparation de voies structurent la chaussée. Leur modulation (longueur des traits et des intervalles) et leur largeur varient selon le type de route et la vitesse autorisée, comme le prévoit la 7e partie de l’IISR. Les lignes transversales (arrêt, cédez-le-passage, lignes d’effet des feux) doivent être parfaitement lisibles, car elles sont souvent associées à une obligation d’arrêt.
Passages piétons
Les passages piétons sont constitués de bandes blanches parallèles à l’axe de la chaussée. Ce sont les marquages les plus sollicités : ils se trouvent là où les véhicules freinent et accélèrent. Pour une durée de vie correcte et une bonne adhérence sous les pieds des piétons comme sous les roues des deux-roues, nous privilégions l’enduit à froid ou le thermoplastique.
Aménagements cyclables
Bandes et pistes cyclables, logos vélo, flèches de guidage, sas vélos aux carrefours à feux, doubles sens cyclables dans les rues à sens unique : ces marquages se sont multipliés avec les plans vélo des collectivités. Ils doivent rester lisibles et ne pas devenir glissants, point sensible pour les cyclistes. Le choix du produit et l’ajout de granulats antidérapants en tiennent compte.
Couleurs réglementaires
En signalisation permanente, les marques sont blanches. Le jaune est réservé à la signalisation temporaire de chantier et à certains usages spécifiques (interdiction d’arrêt ou de stationnement, arrêts de transport en commun), le bleu, facultatif, à la délimitation des places en zone bleue (stationnement à durée limitée). Nous appliquons ces couleurs sans écart : un marquage d’une couleur inadaptée peut être contesté.
Produits de marquage routier : comment choisir
| Produit | Épaisseur | Durée de vie relative | Remise en circulation | Usage type |
|---|---|---|---|---|
| Peinture (solvantée ou en phase aqueuse) | Film mince | Courte à moyenne | Rapide à moyenne selon la météo | Lignes longitudinales sur routes peu circulées, entretien périodique |
| Enduit à froid (résine bicomposant) | Couche épaisse | Longue | Rapide après polymérisation | Passages piétons, flèches, zones de freinage, pistes cyclables |
| Thermoplastique (application à chaud) | Couche épaisse | Longue | Très rapide après refroidissement | Marquages transversaux, symboles, axes à fort trafic |
| Marquage structuré ou profilé | Relief | Longue | Selon le produit | Visibilité par temps de pluie, effet sonore en rive |
La visibilité de nuit dépend des microbilles de verre saupoudrées sur le produit frais ou incorporées dans sa masse. Elles renvoient la lumière des phares vers le conducteur. Sans elles, une ligne blanche parfaite de jour devient presque invisible de nuit sous la pluie. La norme NF EN 1423 encadre ces produits de saupoudrage.
Le choix entre ces produits dépend du trafic journalier, de la position du marquage (dans ou hors des traces de roues), de l’état de l’enrobé et du budget d’entretien du gestionnaire. Un enrobé neuf, un enrobé ancien et fissuré ou un béton bitumineux très fermé ne réagissent pas de la même façon. Nous en discutons avec vous plutôt que d’imposer un produit unique.
Normes et textes de référence
- Arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et autoroutes, et Instruction interministérielle sur la signalisation routière, 7e partie (marques sur chaussées) : formes, dimensions, couleurs, modulations et conditions d’emploi des marquages.
- NF EN 1436 : performances des marquages routiers pour les usagers de la route, en particulier la visibilité de jour, la rétroréflexion de nuit sur chaussée sèche et humide, et la résistance au dérapage.
- NF EN 1871 : propriétés physiques des produits de marquage (peintures, produits thermoplastiques, enduits à froid).
- Certification NF des produits de marquage : elle est délivrée aux produits eux-mêmes. Les maîtres d’ouvrage publics l’exigent souvent dans leurs cahiers des charges, et nous utilisons alors des produits qui en bénéficient.
Contrôler et entretenir un marquage existant
Un marquage routier perd progressivement ses qualités : il s’use sous les roues, se salit, et ses microbilles s’arrachent, ce qui réduit sa visibilité de nuit bien avant qu’il ne paraisse effacé de jour. Pour un gestionnaire de voirie, l’enjeu est de reprendre le marquage au bon moment, ni trop tôt ni trop tard.
La norme NF EN 1436 permet d’objectiver cet état : la rétroréflexion se mesure avec un rétroréflectomètre, la résistance au dérapage avec un pendule. Lorsque le maître d’ouvrage le demande, ces mesures servent de base à la programmation des reprises. À défaut, une inspection visuelle de jour et de nuit, sur chaussée sèche et si possible humide, donne déjà une bonne image des tronçons prioritaires.
Effacer un marquage
Un changement de plan de circulation, la création d’une piste cyclable ou le déplacement d’un passage piéton imposent d’effacer des lignes existantes. Recouvrir une ligne blanche de peinture noire est une mauvaise solution : le recouvrement s’use et l’ancienne ligne réapparaît, parfois de façon trompeuse par temps de pluie. Nous effaçons par rabotage ou grenaillage, en limitant l’atteinte à la couche de roulement.
Voiries privées et zones d’activité
Les voiries privées ouvertes à la circulation (zones d’activité, sites industriels, campus, plateformes logistiques) suivent en pratique les mêmes règles de forme et de couleur, que les conducteurs connaissent. Nous y appliquons les mêmes produits et la même méthode, sans arrêté de circulation mais avec un balisage coordonné avec l’exploitant.
Déroulement d’un chantier de marquage routier
Pour un chantier neuf, nous travaillons à partir du plan de signalisation fourni par le maître d’œuvre. Pour une reprise, nous relevons les marquages existants et signalons ceux qui ne correspondent plus aux règles actuelles. Le devis précise les produits, les quantités (en mètres linéaires et en mètres carrés), la classe de performance visée si elle est demandée, et le mode d’exploitation de la voie pendant les travaux.
Sur le terrain, l’ordre est toujours le même : mise en place de la signalisation temporaire, balayage et soufflage de la chaussée, prémarquage pour caler l’implantation, application à la machine pour les lignes longues ou manuelle pour les symboles, saupoudrage des microbilles, puis protection des marquages frais jusqu’à ce qu’ils soient circulables. La chaussée doit être sèche et la température compatible avec le produit : nous reportons plutôt que d’appliquer dans de mauvaises conditions, car un marquage posé sur un support humide se décolle rapidement.
Lorsque le marquage suit une réfection de chaussée, un marquage provisoire jaune peut être nécessaire en attendant le marquage définitif. Nous pouvons l’assurer dans le cadre de la signalisation et du balisage de chantier.
Travailler avec les collectivités
Pour une commune ou une intercommunalité, le marquage routier se gère souvent sur un programme annuel : reprise des passages piétons près des écoles avant la rentrée, lignes axiales des routes les plus fréquentées, marquages cyclables liés aux nouveaux aménagements. Nous pouvons intervenir ponctuellement sur bon de commande ou dans le cadre d’une consultation, en respectant le bordereau et le cahier des charges du maître d’ouvrage, y compris les exigences de certification des produits et de classe de performance.
Contraintes d’exploitation : nuit, alternat, phasage
Un marquage routier se fait presque toujours sous circulation ou sous restriction de circulation. Selon la voie, nous travaillons :
- de jour sous alternat sur les routes secondaires, avec un balisage mobile qui avance avec la machine ;
- de nuit sur les axes chargés et en centre-ville, lorsque l’arrêté le permet, avec un balisage éclairé ;
- par demi-chaussée ou par tronçons, pour ne jamais fermer complètement un itinéraire.
L’arrêté de circulation est pris par l’autorité de police compétente (maire, président du département ou de la métropole, ou préfet selon la voie). Nous vous aidons à préparer la demande : emprises, horaires, durée et mode d’exploitation.
Sur les voiries privées (zones d’activité, sites industriels, parkings), aucun arrêté n’est nécessaire, mais le même soin est apporté au balisage. Pour les parkings, voir notre page sur le marquage de parking.
Zone d’intervention
Nous réalisons le marquage routier sur Lyon et sa métropole, le Rhône, la Loire, l’Isère et l’Ain, depuis notre siège de Saint-Laurent-d’Agny. Retrouvez le détail des territoires couverts sur la page zones d’intervention. Pour une consultation, un bon de commande ou une simple reprise de passages piétons, demandez un devis de marquage routier : réponse sous 48 h ouvrées après visite ou réception des plans. Par téléphone : 04 82 53 16 44.